LA PAGE DU PUBLIC

Cher public,
cette page vous est réservée. Vous avez assisté à un ou plusieurs concerts, vous voulez donner votre avis sur notre programmation, nous recommander tel ou tel artiste, suggérer des améliorations, critiquer, souligner quelques éventuels défauts...
Le webmestre s'engage à publier ici votre intervention après l'avoir lue (textes signés, bien entendu).

19 septembre 2013 Serge RESSIGUIER
11 mai 2014 Michel DAUTRY
25 mai 2014 Jean-Pierre FAUQUIER
8 juin 2014 Michel DAUTRY
8 juin 2014 Daniel ROBEQUAIN
8 juin 2014 J. et E. VAN DEN KERCHOVE
21 juin  2014 Michel DAUTRY
21 juin  2014 J. et E. VAN DEN KERCHOVE
22 juin  2014 J. et E. VAN DEN KERCHOVE
31 août 2014 Jean-Pierre FAUQUIER
10 mai 2015 Jean-Pierre FAUQUIER
10 mai 2015 Michel DAUTRY
23 août 2015 Jean-Pierre FAUQUIER
6 septembre 2015 Jean-Pierre FAUQUIER
25 juin 2017 Jean-Pierre FAUQUIER

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Le 19 septembre 2013: article de Serge RESSIGUIER

LE VIGAN

La Fontaine, les Comédiens et l’Orgue du Temple

 Non, ce n’est pas une fable inconnue de La Fontaine ; mais une entreprise osée, originale, vive, piquante, tentée et réussie par les Amis de l’Orgue du Temple du Vigan, en ce dimanche 8 Septembre : marier orgue et Fables, soit le talentueux organiste improvisateur Samuel Liégeon, et deux comédiens anciens élèves du Lycée du Vigan Juliette Steimer et Thomas Roche qui tels le pigeon de la Fable, reviennent sur leurs anciennes terres devant un public conquis par leur professionnalisme, leur apparente simplicité, leur maîtrise du geste et du texte.

Donc : deux comédiens, placés devant un micro de chaque côté de la scène, en tenue de ville, sobres et élégants ; en haut bien sûr l’organiste, et sur les bancs, en arc de cercle le nombreux public. Diction parfaite, plaisir des mots, avec chez Juliette tantôt les vers qui coulent d’un seul souffle, tantôt l’expression soulignée d’une pause, avec une fine malice ; chez Thomas, l’adresse au public se double d’une parfaite aisance maîtrisée ; le slam affleure parfois, jusqu’à l’improvisation-réécriture de deux fables, où la rime improbable en « ine » se trouve et chute avec « Ondine ».

Oui, mais l’Orgue dans tout cela ? Le monstre ne va-t-il pas dévorer le tissu délicat de ces vers pleins de fantaisie ? Ou bien s’effacer, disparaître pour laisser le champ libre à la lecture ? Que nenni : les improvisations de Samuel Liégeon ont évité les deux écueils, tantôt créant un monde par la puissance de sa musique, où se mêlent les forces de la nature et celles des émotions ; tantôt accompagnant, dans une amusante harmonie imitative, les pas des animaux de la fable.

Un dernier mot sur l’essentiel : le public. Le plaisir, le sourire et même le rire sont bien présents, plus vifs dans « les Femmes et le Secret », plus intériorisés dans d’autres fables, connues ou méconnues. Mais aussi, la stupeur avec une nuance d’admiration devant la hardiesse et le courage politique d’un fabuliste qui en pleine monarchie absolue écrit « Les grenouilles qui demandent un roi », et « Les animaux malades de la peste » : par le talent des deux comédiens et de la musique mêlés, la voix de La Fontaine nous parle, à nous, humains du XXIe siècle.

Il ne faut pas s’étonner si, devant un buffet que n’aurait pas renié le fabuliste, un même souhait en forme d’interrogation était repris par les uns et les autres : vous allez le continuer, ce spectacle, n’est-ce pas ?

S.R.

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Le 11 mai 2014 : article de Michel DAUTRY

LE CONCERT « ORGUE EN FRANCE » du 11 mai 2014 au VIGAN

Après son hivernage habituel, l’orgue du temple du Vigan a repris vie pour la journée nationale « Orgue en France » du 11 mai.

Gauthier WILLM, titulaire de l’orgue du temple d’Anduze avait accepté de jouer l’orgue du temple du Vigan pour cet événement, également premier concert de l’année 2014.

Pour cette occasion particulière, le Président de l’association des amis de l’orgue, Michel DAUTRY a présenté l’orgue et donné quelques explications sur la « machine orgue » dont la structure et le fonctionnement restent encore un peu mystérieux pour beaucoup d’auditeurs.

Le programme choisi par Gauthier WILLM a permis de mettre en valeur la richesse des fonds avec le Prélude et Fugue BWV 536 (J. S. BACH) autant que l’éclat et la clarté des anches avec la suite du deuxième ton de L. N. CLEREMBAULT.

Après deux autres pièces de BACH, dont l’émouvant Prélude de choral BWV 654 magnifié par la sonorité lumineuse de l’instrument de Claude BERGER, le concert s’est terminé avec le Prélude et Fugue en ré majeur BWV 532, œuvre d’une grande virtuosité qui n’a pas de secret pour Gauthier WILLM.

Il a été longuement applaudi par un public heureux de retrouver l’orgue du temple et avec un interprète aussi brillant.

M. D.

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Le dimanche 25 mai 2014 : article de Jean-Pierre FAUQUIER

Premier concert de la saison 2014

Le temple malheureusement était loin d’être plein et les absents ont eu tort car ce concert de Giorgio REVELLI fut un éblouissement du début à la fin.

Sachant mettre en valeur toutes les possibilités de l’orgue, le maestro a commencé « adagio » puis « adagio con moto » et, en un crescendo fort agréable, il nous a fait entendre une musique qu’on a rarement l’occasion d’écouter, des pièces de compositeurs peu connus ou mal connus.

La pièce de Mendelssohn fut le départ du « forte » final, l’étude pour pédale seule une prouesse technique remarquable et remarquée, le final avec Naji HAKIM fut bien enlevé.

Merci à Giorgio REVELLI et à son épouse Sara, « tourne-page » émérite, pour cette soirée qui restera dans les mémoires.

Le verre de l’amitié qui suivit le concert nous permit de discuter avec les artistes et de commencer la saison 2014 de l’A. O. T. V. dans la bonne humeur.

J.-P. F.

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Le dimanche 8 juin 2014 : article de Michel DAUTRY

Avec le mariage orgue et trompette, nous savons que nous aurons  toujours un public ... Pour cette "Heure d'orgue" il y avait 85 auditeurs. C'est bien. Je regrette l'absence de l'école de musique du Vigan et de quelques amateurs de cet ensemble que j'avais avertis.

 J'ai aimé la clarté des trompettes et la qualité de leur jeu. L'organiste a été à la peine pour tout le concert  avec  un grand talent.

On peut discuter son choix de registrations  pour Bach et Buxtehude, mais chaque organiste fait librement  le sien ... Il a privilégié certains  jeux pour une interprétation très lisible et claire,  au détriment des "fonds" qui donnent de la profondeur aux sonorités de l'orgue. Chaque concert donne une version particulière des sonorités multiples de l'orgue, c'est normal et souhaitable.

Les musiciens m'ont dit avoir été impressionnés par la qualité de l'écoute du public. Cette remarque signifie que le travail que nous faisons depuis douze ans pour faire connaître la musique d'orgue porte ses fruits. Le Bis était une pièce de  Samuel Scheidt (1587-1654 ).

Ne manquez pas le concert de la fête de la musique (21juin ,16 heures, et non 17h30 ) donné par une grande virtuose slovaque  récemment arrivée en France où elle vient de se marier... Venir l'écouter est une façon de l'accueillir  dans notre pays. C'est aussi l'occasion d'entendre des œuvres  jamais  jouées au Vigan, en particulier la grande et célèbre  pièce de Liszt  construite sur les lettres B.A.C.H (en allemand si, la do si). Merci de diffuser cette information autour de vous. 

Michel DAUTRY

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Le dimanche 8 juin 2014 : article de Daniel ROBEQUAIN

Premier concert AOTV de l'année 2014 pour moi ! Et je compte bien que ce ne sera pas le dernier !

J'ai été séduit par la cohésion et la parfaite entente du trio invité par Michel Dautry et composé de deux trompettistes (Jean-Marie Cousinié et Gilles Mercier) et d'un organiste (François Clément).

Les œuvres qu'ils ont choisi d'interpréter couvraient plusieurs siècles, de Vivaldi à Thierry Pallesco et faisaient intervenir les trompettes seules ou l'orgue seul et, bien sûr, les trois instruments ensemble.

La fougue et la vivacité brillante des trompettes - mais aussi leur subtilité notamment dans "l'Apocalypse selon Saint Jean" de Jean Françaix, dont je vais me procurer sans tarder un enregistrement pour ma discothèque personnelle de cette œuvre que j'ignorais ! - s'accordaient très heureusement avec l'orgue, plus solennel mais capable aussi de ne pas se prendre trop au sérieux et de servir des transcriptions séduisantes d’œuvres écrites pour d'autres instruments - par exemple d'une sonate de Haendel pour deux violons ou d'un concerto de Vivaldi pour deux hautbois, cordes et basse continue !

Les Heures d'orgue du temple du Vigan valent décidément le déplacement, comme le guide Michelin le dit à propos des restaurants 3 étoiles !

Daniel ROBEQUAIN

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Le dimanche 8 juin 2014 : article de J. et E. VAN DEN KERCHOVE

Organiste : François Clément, titulaire des orgues de Clermont-Ferrand

Trompettes : Jean-Marie Cousinié, trompette solo à l’Orchestre National des Pays de Loire et Gille Mercier, cornet solo à l’Orchestre Philharmonique de Radio France

Concert d’orgue original car accompagné de deux trompettes ce qui est exceptionnel. La présentation des œuvres était également hors du commun par le fait qu’il se déroulait en commençant avec une pièce relativement récente suivi d’une sélection d’œuvres en remontant dans le temps vers le XVIIIe siècle.

Le concert débutait en fanfare, c’est le cas de dire, avec un morceau de quelques minutes d’Igor Stravinsky pour deux trompettes joué dans la tribune du temple. Réveil et appel à l’écoute assuré. Suivaient des œuvres pour orgue seul et pour orgue et deux trompettes en alternance. Deux œuvres sont des transcriptions à savoir d’une part un concerto pour deux trompettes et orgue d’Antonio Vivaldi originellement écrit pour deux hautbois, cordes et basse continuo et d’autre part Adagio et Allegro de Georg Friedrich Haendel transcrits d’une sonate pour deux violons. Ceci est bien particulier de la musique baroque en général qu’il est possible de faire des transcriptions sur d’autres instruments donnant des œuvres qui gardent le même esprit « baroque » mais sont en même temps des morceaux originaux à part entière.

À souligner le sans faute des interprètes, en particulier des deux trompettistes, tant sur le plan technique que sur celui de l’interprétation musicale. Un des trompettistes est membre de l’Orchestre Philharmonique de Radio France. À souligner que cet orchestre a atteint un très haut niveau de performance grâce à son directeur musical actuel Myung Whun Chung. Quelques échanges avec ce trompettiste à la fin du concert qui a apprécié que le public donne ses impressions car cela leur donne l’assurance qu’ils ne travaillent pas pour rien et qu’un lien se crée.

Une grande fin d’après-midi au temple de Vigan.

Le samedi 21 juin 2014 : article de Michel DAUTRY

Zuzana Ferjencikova n'a pas attendu notre invitation pour être connue dans le monde de l'orgue et dans toute l'Europe. Nous pouvons être fiers d'avoir été les premiers à la faire connaître dans notre  région, où elle va habiter désormais (Montpellier ) Le concert qu'elle nous a donné pour la fête de la musique  a eu un succès considérable, et nous espérons l'entendre à nouveau en 2015 . Elle a mis en valeur des sonorités de l'orgue que nous ne connaissions pas encore  avec une virtuosité et une poésie  extraordinaires, dans un programme très bien pensé.

M.D.

21 juin à l’occasion de la fête de la musique J. et E. VAN DEN KERCHOVE

Organiste : Zuzana Ferjenčíková, récemment installée à Montpellier

Une vraie fête en effet ! Rendu en la personne de Zuzana Ferjenčíková, organiste d’origine slovaque. Jeune femme d’aspect frêle, fragile et discrète qui nous a donné un concert d’œuvres de Johann Sébastien Bach, Georg Friedrich Haendel / Jean Guillou, Franz Liszt / Jean Guillou, Louis Vierne ainsi qu’une improvisation sur une chanson suggérée par le président de l’Association des Amis de l’Orgue du Temple de Vigan.

Le point commun entre ces diverses œuvres est la complexité de l’écriture où l’indépendance et l’interaction entre les deux claviers ainsi que le pédalier ne pardonnent pas la moindre erreur. Pari réussi où la maîtrise technique était éblouissante et faire transmettre le message musical, par exemple dans la Fantaisie et fugue sur le nom de B.A.C.H, n’est jamais gagné d’avance. Zuzana Ferjenčíková a su sortir des richesses de sons de cet orgue qui ne s’impose pas par un buffet impressionnant mais qui cache bien ses possibilités ! En passant, un bravo au facteur d’orgue qui a conçu et construit cet instrument qui mérite d’être mieux connu. Des grandes mains y ont déjà laissés leurs empreintes musicales et cela doit se poursuivre. En quelque sorte, le facteur d’orgue et l’interprète sont en symbiose et comme chaque interprète a son approche propre, cette symbiose est différente à chaque écoute ce qui rend chaque concert unique.

Œuvre poignante qu’est la Fantaisie et fugue en sol mineur BWV 542 de Johann Sébastien Bach, pleine de douleur et de rage composée suite au drame familial ressenti par son auteur. L’organiste a su choisir les registrations très variées, subtiles et très riches pour rendre l’atmosphère de cette partition.

L’improvisation, en fait une création in situ sans partition préalable sauf en ce qui concerne le thème ou la mélodie de départ et donc éphémère par définition, donnée par l’organiste était inventive et pleine d’imagination cherchant à exploiter les possibilités qu’offre cet orgue en faisant participer les deux claviers et le pédalier, ce dernier joué avec une dextérité hors pair. On ne se rendait pas compte que ce n’était pas une partition d’écrite d’avance.

Après-midi réussi en espérant de revoir et d’entendre de nouveau cette merveilleuse artiste venue du Mittel Europa !

22 juin article de J. et E. VAN DEN KERCHOVE

Organiste : Franck Besingrand, professeur d’Orgue au Conservatoire Départemental de l’Aveyron

Ce concert faisait partie du programme régulier des heures d’orgue 2014.

Autre concert présentant des œuvres très variées dans l’ordre « classique » du temps allant du XVIIe siècle au XXe siècle. Programme homogène, le lien entre les différentes pièces étant la finesse de l’écriture des partitions d’une part et comment divers compositeurs traitent un même choral, à savoir « Herzlich tut mich Verlangen » d’autre part.

Enlevé était le Prélude et fugue en sol mineur Bux WV 149 de Dietrich Buxtehude. C’est un des exemples parfaits de cet ensemble de pièces pour orgue appelées « Stylus Fantasticus » du même compositeur.

Le choral « Herzlich tut mich Verlangen » : même inspiration mais trois compositions différentes. Leur point commun : l’intimité invitant au recueillement.

La transcription par l’organiste de l’Adagio et rondo en ut K.617 reste bien dans une facture et l’esprit mozartien. Œuvre aussi intime qui contraste avec le morceau brillant précédent intitulé « Grand offertoire en ut majeur » de François Benoist.

Il est rare d’entendre une œuvre d’une femme organiste compositeur, mais ce genre de programme d’heures d’orgue est une occasion pour dénicher des musiciens et des œuvres inconnues voire méconnues. Comme pouvoir également assister à une création avec ce Capriccio sur le Grand Jeu de l’organiste.

À la fin, quelques mots avec l’organiste qui trouve l’orgue très bien avec beaucoup de possibilités et facile à jouer ce qui fera plaisir au facteur d’orgue.

Conclusion qui s’impose après avoir assisté à ces trois concerts

On ne peut que citer Wolfgang Amadeus Mozart lui-même : “À mes yeux et oreilles, l’orgue est le roi des instruments” qui est d’ailleurs la devise du programme du Temple du Vigan.

 

Concert du 31 août 2014 par J.-P. FAUQUIER

Organiste : Luc ANTONINI

Un programme de musique française uniquement avec des compositeurs pas forcément connus du grand public (et je fais partie de « grand public »). Les pièces de TITELOUZE avec les interludes de Luc ANTONINI n’ont pas charmé mes oreilles peu habituées à distinguer la subtilité de l’interprétation moderne d’un style ancien.

Des trois pièces de WIDOR, l’Intermezzo a été la musique que j’ai appréciée le plus avec son caractère brillant et enlevé.

L’organiste a su tirer de l’orgue le maximum avec Olivier MESSIAEN.

Un concert dans l’ensemble un peu « sévère » qui a cependant satisfait le public nombreux (une petite centaine de personnes) si l’on en croit les applaudissements sans doute grâce à la maestria de l’artiste et à un bis magistralement interprété.

Concert du 10 mai 2015 par J.-P. FAUQUIER

LE CONCERT « ORGUE EN FRANCE » du 10 mai 2015 au VIGAN

Organiste : Alain CAHAGNE

Un programme intéressant à divers titres car l'organiste nous propose des pièces qu'on n'entend que rarement, en particulier les transcriptions pour orgue du Rinaldo de Haendel et des Indes Galantes de Rameau. La registration souligne bien le ballet des Sauvages.

La sonate de Mozart est gaie et enlevée et l'interprète y a glissé des citations mozartiennes (de La Flûte Enchantée, par exemple).

Le choral de Vogler est digne du maître, de Bach. Enfin la Passacaille en do mineur de J.-S. Bach est un monument et un grand moment de musique organistique.

Les doigts courent sur le clavier (Alain Cahagne est claveciniste de formation) et les pieds parcourent les pédales agilement.

Un excellent concert pour ouvrir notre saison 2015.

Concert du 10 mai 2015 par Michel DAUTRY

L'A.O.T.V. a organisé la journée Orgue en France du 10 mai 2015 avec un concert d'orgue et une visite commentée de l'orgue.

    De 15 h. à 17 h., Claude Berger, qui a construit cet instrument, était présent pour expliquer le fonctionnement de la " machine orgue" en général et montrer sur place comment s'est construit l'orgue du temple et comment il fonctionne.

    Cinq personnes sont montées à la tribune, et après une heure de visite, ont dit combien cette rencontre allait modifier leur vision de l'orgue ainsi que son écoute.

    Merci encore à Claude Berger pour ce bel instrument et pour ses dons de pédagogue.

    A 17 h. 30, c'est Alain Cahagne qui était au clavier pour une heure d'orgue avec Mozart, Rameau, J.-S. Bach et sa fameuse passacaille.

    Le public a longuement applaudi l'organiste, également claveciniste et professeur au Conservatoire de Montpellier.

Concert du 23 août 2015 par Jean-Pierre Fauquier

Organiste : Samuel LIÉGEON

Je n’avais jamais rien entendu de György LIGETI et l’idée de “croiser” ses pièces avec celles du grand Jean-Sébastien BACH est intéressante. Samuel LIÉGEON expliqua au public que le rapprochement était né parce que ces deux compositeurs sont tous deux caractérisés par une grande maestria, parce qu’il faut une grande habileté pianistique pour jouer ces pièces (la Partita 2 de BACH et la Musica Ricercata de LIGETI. Et l’organiste en effet fut brillant. Nous avons appris aussi que le nombre qui est dans l’intitulé de chaque Musica Ricercata correspond au nombre de notes utilisées pour composer la pièce. Le terme “Ricercata” se comprend mieux…

Les Litanies de Jehan ALAIN furent aussi un plaisir.

Par contre, l’improvisation sur le thème de la “Symphonie sur un chant montagnard français” couramment appelée “Symphonie cévenole” de Vincent d’Indy m’a déçu : je n’ai pas revu les paysages sauvages et mélancoliques tels qu’on peut les goûter lorsqu’on va se recueillir sur la tombe d’André Chamson et de son épouse Lucie Mazauric, sur le serre de la Lusette, près du Pic de Barette qui domine la vallée de Taleyrac, ni ressenti le mystère parfois angoissant qui vous saisit lorsque, cherchant des bolets, vous vous retrouvez vers la tombée de la nuit perdu dans un “bartas” au fond d’un vallon encaissé. Bien entendu, l’improvisation fut brillantissime : elle illustra plus la personnalité du jeune artiste que l’esprit de la Cévenne.

Concert du 6 septembre 2015 par Jean-Pierre Fauquier

Organiste : Thomas OSPITAL

Ce fut un éblouissement du début à la fin. Il faut dire que la jeunesse de cet artiste fut pour beaucoup dans l'enthousiasme du public : il est rare en effet de voir autant de maestria chez un jeune homme de 25 ans qui a déjà obtenu tellement de prix.

Son interprétation de Couperin, Nicolas de Grigny et J.-S. Bach fut parfaite. Ce sont ses improvisations qui m'ont frappé et ravi. Que ce soit sur le Psaume 47 ("Frappez dans vos mains" ) ou sur le thème de la Symphonie cévenole de Vincent d'Indy, Thomas OSPITAL sut trouver des variations en différentes tonalités qui m'ont enchanté.

Et le second bis fut aussi étonnant : après avoir ouvert au hasard un recueil de cantiques, il improvisa pendant plusieurs minutes, au débotté.

Un excellent concert.

Concert du 25 juin 2017 par Jean-Pierre FAUQUIER

Organiste : Pierre-Alain CLERC

L’idée du concert chronologique, de la Renaissance aux Temps modernes, de Claudin de SERMISY à Jean LANGLAIS est une bonne idée, d’autant que l’introduction pédagogique (on sent bien l’enseignant ici) agrémentée de détails piquants (les perruques à la Louis XIV, les rouflaquettes romantiques, l’impériale à la Napoléon III) et de “quiz” (un motif musical à reconnaître) a éveillé l’attention et la curiosité du public.

Le conseil de ne pas applaudir cependant m’a gêné, car les pièces brèves se succédaient et on perdait rapidement le fil du déroulé du concert ; il fallait attendre les “tambourins” de Jean-Philippe RAMEAU pour se rattraper et reconnaître l’endroit de la prestation.

Un autre regret : j’aurais préféré que la pièce finale fût le scherzo de la sonate n° 2 de GUILMANT, tellement brillante et enlevée : c’eût été un “finale” idéal.

Mais dans l’ensemble, un concert agréable avec, comme souvent malheureusement, un public vraiment trop clairsemé !